kiss my frogs
Contribuer
Twitter Facebook LinkedIn RSS
[ Rechercher ]
Accueil Contribuer TwitterTwitter FacebookFacebook LinkedInLinkedIn RSSRSS

Stéphanie Pélaprat est désormais bien identifiée dans l’écosystème français. A juste(s) raison(s) : d’une part pour le succès confirmé de Restopolitan, qui s’exporte hors de France ; d’autre part, pour avoir survécu à un pivot bien délicat. Good timing et intuition ont permis à la dirigeante de rester maître de son destin.

Restopolitan, la startup fondée par Stéphanie Pélaprat en 2006, a frôlé la sortie de route près de 6 ans après son lancement. Pourtant, tout semblait rouler pour le service de réservation de restaurants, qui a décroché, dans l’intervalle, des clients prestigieux comme Relais & Châteaux. 2 millions sont levés auprès de BA enthousiastes.

Mais Stéphanie Pélaprat est déjà lucide : “recevoir des fonds sans véritable modèle économique, cela ne sert à rien.” Et, malgré une bonne notoriété, la startup peine à décoller. Pour la fondatrice, il y a carrément “un problème de fond” avec Restopolitan.

 

restopolitan

 

Alors que les liquidités viennent finalement à manquer et que le spectre de la banqueroute se rapproche, Stéphanie Pélaprat entame un pivot “commando” : les équipes de la startup sont mobilisées pendant 8 semaines, avec l’objectif ambitieux de lancer une nouvelle offre et de réaliser 1 million de CA en 12 mois !

Et la méthode lean est appliquée à la lettre, “avec des to-do-lists précises et pratiques pour chaque action”, raconte-t-elle dans le livre Etre entrepreneur aujourd’hui (Editions Eyrolles, 2016). Le produit qui redéfinit la startup et conditionne le pivot, ce sera finalement une carte de membre offrant un repas à chaque réservation et, côté B2B, un logiciel de gestion des réservations, des flux en salle et de la clientèle.

> Lire aussi : Précis de management à l’usage des honnêtes entrepreneurs

En trois ans, Restopolitan est passé de 7 à 40 salariés ; le CA, lui, a été multiplié par 20 en 2 ans. Cette année, l’entreprise a même concrétisé ses ambitions internationales. Stéphanie Pélaprat fait donc aujourd’hui partie des voix qui comptent dans la FrenchTech. Elle prodigue même ses bons conseils lors de Masterclass à destination des entrepreneurs :. “Lorsqu’on a de mauvais retours, que le produit ne répond pas aux attentes, alors il ne faut pas ajouter d’artifices. Il faut revenir aux bases avec un produit, un prix, et aller sur le marché”, conseille-t-elle.

Et alors, le pivot dans tout ça ? “Lorsqu’on sent que quelque chose ne va pas dans son entreprise, on se trompe rarement et cela devient une évidence. Il faut écouter son intuition”, affirme-t-elle avant de concéder que la mère des difficultés est bien celle du timing. “Le plus dur est de savoir quand…”

> Lire aussi : Xavier Zeitoun : pas de honte à pivoter une fois, deux fois, trois fois…

Crédit image : Samuel Kirszenbaum

Summary
Restopolitan : le pivot en mode commando
Article Name
Restopolitan : le pivot en mode commando
Description
Stéphanie Pélaprat est désormais bien identifiée dans l’écosystème français. A juste(s) raison(s) : d’une part pour le succès confirmé de Restopolitan, qui s’exporte hors de France ; d’autre part, pour avoir survécu à un pivot bien délicat. Good timing et intuition ont permis à la dirigeante de..
Author
Publisher Name
Kiss My Frogs
Publisher Logo

Les commentaires sont fermés pour cet article